Le logiciel LUPIN officialisé facilite les enquêtes sur les cambriolages en série

Autrefois illégal, le logiciel LUPIN va désormais pouvoir servir d’une manière réglementaire à la police et à la gendarmerie. Officialisé, par la CNIL, ce fichier sert littéralement à uniformiser les procédures d’identification dans des affaires de cambriolage. Son nom s’inspire du personnage célèbre éponyme de Maurice Leblanc qui lui a attribué un rôle de voleur charismatique s’en prenant spécialement à la haute caste parisienne.

Fichier LUPIN : quels avantages pour la police et la gendarmerie

Grâce à son officialisation autorisée par la CNIL, le fichier dénommé LUPIN pourra être exploité sans reproches par la police et la gendarmerie, lesquelles en effet l’utilisaient illégalement depuis 2008 dans leurs enquêtes sur les cambriolages. S’il était sans doute temps que cette légalisation soit exécutée, pour leur part, les avantages que ses exploitants pourront en tirer se multiplient. Ce logiciel d’uniformisation des procédures d’identification n’est autre qu’un traitement automatisé de données personnelles. Il simplifie notamment l’identification des cambrioleurs : il rassemble toutes les informations collectées par les autorités sur les lieux inspectés. Des informations qui peuvent alors être comparées aux preuves matérielles entre les mains de la police et de la gendarmerie, et qui regroupent également des données relatives aux faits (mode opératoire, objets volés…). Grâce une telle base d’information complète, les autorités peuvent de surcroît plus facilement déterminer les liens éventuels entre deux ou plusieurs cambriolages et faciliter la recherche et l’arrestation des auteurs présumés.

Logiciel LUPIN : des données qui s’autodétruisent

Autre particularité du fichier LUPIN dédié aux enquêtes sur les cambriolages : ses informations s’autodétruisent 3 ans après leur enregistrement, ou avant, en fonction des souhaits des victimes à partir du moment où leurs agresseurs sont déjà condamnés. Mais, si ce logiciel uniformise les procédures d’identification dans ce genre de cas, il n’est pas tout frais. Il est utilisé, illégalement depuis 2008. Pour cause, principalement appliqué aux cambriolages en série, les parlementaires lui reconnaissaient un cadre législatif inadapté : le code de procédure pénale ne permet que l’utilisation des fichiers d’analyse sérielle relatifs à des crimes et délits punis d’au moins 5 ans de prison. Une loi qui ne concernerait donc pas le logiciel LUPIN selon la CNIL, puisque ce dernier n’est pas employé dans le cadre de crimes ou délits punis d’au moins 5 ans de prison.

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