Les Géants du web réagissent avec parcimonie à la loi anti-terrorisme

Suite à l’adoption de la loi portant censure des moteurs de recherche, Google et ses partenaires sont montrés au créneau. Connu pour la défense de leur intérêt et intégrité, dans l’investissement en lobbying, la réponse du berger à la bergère s’est fait entendre avec parcimonie. De quoi inquiéter plus d’un.

La censure des moteurs de recherche se fera désormais par simple instruction policière sans aucun avis préalable d’un juge. Telle est la manœuvre du ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve. En effet, il a juste fallu une rencontre avec le sénat pour clore cet épineux dossier. Ainsi, seul le ministère a les prérogatives nécessaires à la censure des moteurs de recherche sans au préalable consulter un juge. Selon cette disposition, l’état peut par son propre chef décider de mettre un moteur de recherche hors circuit, s’il advenait que ce dernier soit jugé coupable de propagande terroriste. Par ailleurs, les sanctions suivantes qui s’en suivent sont : blocage accès au site pour les internautes, interruption des activités du site, etc. Cette censure arbitraire ne fait pas l’affaire de Google puisqu’il avait quitté la chine pour les mêmes difficultés.

geant du webGoogle et ses pairs se sont insurgés contre cette décision et se sont fait entendre. Même si cette alerte est donnée avec du retard, cela devrait restaurer leur cause unique. Regroupée en ASIC (l’Association des services internet communautaires), le communiqué lancé par ces décideurs du web reste encore peu imposant mais attire l’attention des pouvoirs publique. Le communiqué stipule que L’ASIC s’indigne contre la non définition claire, précise et circonstancié du projet de loi et expose ses inquiétudes quant aux l’élargissement des pouvoirs de la police et aux services de renseignement à divers niveaux.

Ces écrits ont pour but de lancer un signal fort au gouvernement afin que le projet de loi soit non-avenu.

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