Les pirates bibliovores rebutés par les prix hors de portée des livres numériques

Les livres numériques ne sont pas épargnés par les pirates. Selon divers sondages, si ces œuvres voient continuellement leurs droits d’auteur bafoués, c’est parce que les bibliovores les jugent trop chers. En effet, du côté des passionnés, ce ne serait pas l’intention de les acheter qui manque.

L’utilisation des livres numériques en chiffre, selon l’Hadopi

Une étude menée par l’Hadopi en collaboration avec le GLN ou Groupement pour le développement de la lecture numérique et l’IFOP révèle que le piratage des livres numériques constituerait une tendance signifiante. Une enquête menée sur environ 3 000 personnes, en petits groupes. En effet, 34% de ces participants avouent avoir déjà téléchargé un fichier de livre pour le convertir dans un autre format afin d’en apprécier la lecture. Mais, ces bibliovores ne se contentent pas de pirater les livres numériques, une fois ceux-ci entre leurs mains, ils les « prêtent » à des tiers. Chez certains sujets, ce besoin de lire par tous les moyens, en l’occurrence le piratage, semble plus important : un bibliophile peut pirater jusqu’à 11 livres électroniques dans une année. Et comment ces passionnés font-ils pour lire les œuvres piratées ? 37 % utilisent principalement leur tablette. Cependant, les romans ne sont pas les seules œuvres piratées en ligne : plusieurs téléchargent souvent illégalement des ouvrages scolaires, scientifiques ou techniques, plus faciles à lire sur un ordinateur. Les pirates utilisent souvent ce que l’on appelle des vpn afin de ne pas se faire « attraper » avec l’adresse ip de l’ordinateur.

Piratage des livres numériques : les prix remis en cause

Le même sondage révèle que la cause du piratage des livres numériques reste leur prix élevés. Selon 59 % des interrogés, ces livres coûtent trop cher. En moyenne, les tarifs optimaux avancés par les enquêtés seraient de 8 euros pour un roman et de 10 euros pour un ouvrage en sciences humaines ou un ouvrage scientifique. 41 % de ces lecteurs avouent donc pirater les œuvres qui les intéressent afin de les lire intégralement. Un aveu énoncé avec un détail précis : pour 21% d’entre eux, il ne sert à rien de débourser en ce sens étant donné qu’ils peuvent avoir le livre gratuitement (grâce au piratage). Et pour 23 %, pirater se fait « par habitude ».

Leave a Reply

You must be logged in to post a comment.