La sortie en simultané des VOD et des films au cinéma, une utopie pour les Français ?

En France, les salles de cinéma sont catégoriquement contre l’idée de sortir les VOD en simultané avec les films diffusés au cinéma. Un désavantage probable pour les cinéphiles invétérés. Pourtant, les autres passionnés européens, de leur côté, vivent cette expérience depuis plus de deux années. Les exploitants de salle français avancent leur raison.

Pourquoi les propriétaires et exploitants de salle sont contre la sortie en parallèle des VOD avec celle des films au cinéma

Un film publié en VOD et simultanément au cinéma, cela n’a donc jamais été vu en France. Pour le moment. Pour cause, cette idée est complètement réfutée par les propriétaires et exploitants de salle français. De leur côté, les cinéphiles européens profitent déjà du concept. Lorsque la comparaison entre les salles françaises et les salles européennes est évoquée, les responsables de salle de cinéma défendent leur position en rappelant que le réseau dans l’Hexagone est incomparable au réseau européen, ni à un autre réseau. En effet, les circuits itinérants existent particulièrement en France ; de plus, la chronologie des médias y fait l’objet d’un contrat. Ainsi, les publications sur Internet doivent toujours passer après les diffusions en salle. Les VOD étant donc obligatoirement partagés sur la toile après la sortie en salle, jamais avant, ni pendant. Et si l’importance de ce genre de sortie simultanée semble minimisée, c’est parce que, selon les enquêtes, en France, en général, les films sont d’abord visionnés en salle avant d’être visionnés en VOD. Les VOD séduisent alors particulièrement dans les régions où les long-métrages ne sont pas proposés en salle.

4 mois d’attente entre la sortie d’un film en salle et sa sortie en VOD

Malgré son opposition à la publication en simultané d’un film en salle et de sa version en VOD, la FNCF ou Fédération nationale des cinémas français fait en sorte de réduire le temps d’attente entre une sortie en salle et une sortie en vidéo à la demande. Généralement, cette période est de 4 mois. Toutefois, sur dérogation exceptionnelle, les solliciteurs peuvent bénéficier d’un délai d’attente plus court. Cela dans les cas où par exemple le long métrage diffusé en salle n’a pas rassemblé l’audience prévue. Dans la mesure où ce temps d’attente peut être révisé, il peut aussi être allongé : en l’occurrence lorsqu’il connaît un franc succès en salle.

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